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Littérature coréenne: La Mort à demi-mots de Kim Young-Ha

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Les tranches des livres de Kim Young-Ha ont toujours attiré mon regard sur les étagères du rayon Littérature Étrangère de la FNAC. Pourtant je crois bien que la Mort à demi-mots est le premier livre de cet auteur que je lis… Et ça tombe très bien, puisque c’est le premier roman écrit par Kim Young-Ha !

Voici le résumé que l’on peut lire sur la quatrième de couverture:

«Ce polar fantastique nous entraîne dans le Séoul des années 1990. On y rencontre des artistes expertes en performances, qui peignent des toiles avec leur corps nu, des filles peu farouches, qui font l’amour en mangeant des sucettes, des taxis balles-de-revolver qui foncent à plus de 180 kilomètres à l’heure la nuit sur les autoroutes suspendues » Et un esthète du crime, bourreau au grand coeur, qui contacte ses victimes par petites annonces et, avec bienveillance et compréhension, les aide à passer de vie à trépas.

« L’économie explosait, dit l’auteur. C ‘était une époque de frénésie et d’excès, et c’est ce que j’ai voulu rendre dans mon livre.»

Mon avis sur le livre La Mort à demi-mots

J’avoue avoir eu du mal à accrocher durant les premières pages de ce roman. Le narrateur est un homme qui paraît ressentir plus d’émotion en écoutant un morceau de musique qu’en dialoguant avec ses semblables. Ce fin psychologue se vante de savoir cerner la personnalité d’autrui en quelques secondes. C’est un esthète, un homme cultivé qui se rend régulièrement à des expos, lit la presse, et est à la recherche de clients. On pourrait croire qu’il est détective privé, consultant… Mais au fur et à mesure qu’il dévoile sa curieuse méthodologie et son emploi du temps où rien n’est laissé au hasard, un schéma morbide se dessine devant nos yeux: le narrateur est un tueur. Ou plus exactement, une personne qui accompagne ses clients jusqu’au suicide. Dans la Mort à demi-mots, cet homme nous raconte comment il a aidé deux femmes à mettre fin à leurs jours. 

Parmi les personnages qui évoluent dans ce récit il y a K, taxi nocturne, et sa maîtresse Seyoun qui couche aussi avec son frère et ressemble à un tableau de Klimt. Son frère, C, est un artiste-vidéaste. L’histoire avançant, ces jeunes séoulites nous livrent leur passé, leurs peurs, leurs traumatismes de jeunesse. C’est ce qui lie ces destins croisés : cette souffrance que chacun garde au plus profond de lui, et qui ne se manifeste que par des tics et des habitudes excentriques. 

Dans ce curieux roman qui se présente comme un puzzle, Kim Young-Ha désacralise l’acte sexuel, et apporte un regard neuf sur l’acte de mort; marquant ainsi une rupture dans la littérature coréenne qui jusqu’ici abordait la mort à travers la tradition bouddhique

Femme lisant un livre

Je conseille La Mort à demi-mots à qui ?

Aux habitués de la littérature coréenne qui aimeraient aborder les thèmes récurrents du sexe et de la mort sous un autre angle. À ceux qui, comme moi, lisent dans les transports en commun car ce court roman de 139 pages est parfait pour cela. 

Si tu as envie de te laisser tenter par La Mort à demi-mots, sache qu’il est trouvable ici et ici.

Et toi, sparkly baby, t’es-tu déjà laissé tenter par Kim Young-Ha ? 

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Etudiante en coréen et communication le jour, serial collectionneuse d'enlumineurs la nuit.... Skincare et makeup nerd, féministe et grande lectrice. Meuf sympa.

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